Agences et Clients

1
Déc

La batterie au sodium remplacera-t-elle celle au lithium ?

Au terme de deux ans de recherche, des scientifiques du CNRS et du CEA ont développé une batterie où le lithium, qui se raréfie, est remplacé par du sodium, plus abondant et donc moins coûteux. Les performances comparables de ce nouveau type de stockage énergétique pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour la transition écologique.

Les batteries lithium-ion sont aujourd’hui largement répandues, dans les appareils électroniques (ordinateurs portables, tablettes, smartphones) et les véhicules électriques, pour leur bonne énergie massique, plus élevée que celle des piles bâton (nickel-hydrure métallique), et pour leur absence d’effet mémoire. Seulement, le lithium est un métal alcalin rare, il n’est que le 33e élément le plus abondant sur Terre et ses réserves mondiales s’amenuisent. Aussi, les scientifiques cherchent-ils à le remplacer par un autre métal alcalin, 1.000 fois plus courant : le sodium.

Des équipes du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E – CNRS et CEA) ont donc travaillé pendant deux ans à l’élaboration d’une batterie sodium-ion. Ils ont tout d’abord procédé à des essais sur la composition de l’électrode positive (« cathode »). Pas moins de six laboratoires (*) ont été impliqués afin de parvenir à l’alliage sodé idéal. Puis, en six mois, un prototype de batterie au format industriel « 18650 » (un cylindre standard de 1,8 cm de diamètre par 6,5 cm de hauteur) est complété. Cette deuxième étape, passage d’une échelle laboratoire (synthèse de quelques grammes de matériau de cathode) à une échelle préindustrielle (synthèse d’un kilo), démontre la faisabilité du concept.

Des performances (presque) équivalentes à celles des Li-ion

Expérimentalement, la nouvelle technologie démontre « des performances encourageantes », annoncent le CNRS et le CEA. La densité massique d’énergie de la batterie sodium-ion atteint les 90 W.h/kg, un chiffre équivalent à celui des lithium-ion à leurs débuts. Ces dernières atteignent aujourd’hui des valeurs de 100 à 265 W.h/kg, une future cible à atteindre pour que l’alternative aux batteries lithium soit crédible. Côté durée de vie, la batterie sodium n’a pas à rougir : elle peut encaisser plus de 2.000 cycles de décharge/recharge sans perte significative de performance, un chiffre comparable voire supérieur à celui de ses concurrentes au lithium.

Les chercheurs français précisent : « Surtout, cette batterie est capable à la fois de se charger très rapidement et de restituer son énergie très vite ». Avantage non négligeable, le sodium s’avère être moins cher que le métal qu’il remplace, ce qui permettra de produire des batteries moins coûteuses. Les deux établissements de recherche précisent que la prochaine étape consistera à « optimiser et fiabiliser les procédés en vue d’un futur déploiement industriel ».

(*) Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux (CNRS), Laboratoire « Réactivité et chimie des solides » (CNRS/Université de Picardie), Centre interuniversitaire de recherche et d’ingénierie des matériaux (CNRS/Toulouse III/INP Toulouse), laboratoire « Chimie du solide et de l’énergie » (CNRS/université Pierre et Marie Curie/Collège de France), Institut Charles Gerhardt (CNRS/université de Montpellier/ENSC Montpellier), Institut de sciences des matériaux de Mulhouse (CNRS/université de Haute-Alsace).

 

source : biactu  La batterie au sodium remplacera-t-elle celle au lithium ?

12
Nov

Les artisans à Bercy : entre propositions et inquiétude

Lors d’une rencontre avec Emmanuel Macron, le président de la Capeb a émis six propositions pour relancer l’activité, mais a également confié son inquiétude par rapport à une mesure émanant de la future loi Noé en préparation par Bercy. Détails.

Au lendemain de l’annonce des mesures en faveur du PTZ, le président de la Capeb a rencontré Emmanuel Macron, ministre de l’Economie. Son leitmotiv : trouver des solutions pour relancer l’activité de l’artisanat du bâtiment.

Pour cela, il a fait six propositions au ministre, des propositions « réalistes et nécessaires », qui doivent créer les conditions nécessaires à la reprise du secteur. « (…) L’artisanat du bâtiment doit aller de l’avant et évoluer, mais avant tout il doit repartir », a indiqué Patrick Liébus, dans un communiqué.

Les six recommandations énoncées concernent la préservation du CITE, l’optimisation de l’éco-PTZ, le soutien à la mission parlementaire sur la BPI, l’organisation d’assises consacrées aux problèmes de trésorerie des TPE, la mise en œuvre d’un plan d’actions « fort » pour lutter contre la concurrence illégale. Enfin, le président de la Capeb a insisté sur l’amélioration de la part des TPE dans les marchés publics et rendre l’achat public plus efficace.

Attention à Noé !

Quant à la nouvelle loi présentée par Emmanuel Macron, intitulée Noé (Nouvelles opportunités économiques), la Capeb a exprimé « ses très fortes réserves ». « (…) Certaines annonces telles que la possible réforme du statut d’entrepreneur laissent présager de la volonté du Ministre à aller de l’avant. Toutefois, à l’heure où les professionnels engagent les efforts pour accompagner la montée en compétence du secteur de la construction-rénovation, la réduction du niveau de qualification requis pour s’installer comme artisan nous inquiète », plaide-t-elle.

En effet, il faut rappeler qu’Emmanuel Macron avait évoqué « un assouplissement des qualifications nécessaires pour avoir accès à certains métiers du bâtiment ou de l’artisanat ». Les artisans ne veulent donc pas d’un « signal contradictoire » avec cette éventuelle possibilité de déroger aux qualifications. « Créer une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants articulée à une généralisation de plateformes numériques de mise en relation ne doit pas s’accompagner d’une baisse de la qualité », assène la Capeb.

source : biactu  http://www.batiactu.com/edito/artisans-a-bercy-entre-propositions-et-inquietude-42751.php

1
Nov

En Ile-de-France, la route en dalles photovoltaïques est en bonne voie

La route solaire sera-t-elle la pierre angulaire sur laquelle architectes et urbanistes construiront la ville intelligente de demain? Car la route solaire – celle qui produit de l’énergie électrique – est sur la bonne voie.

Dans son campus scientifique et technique de Magny-les-Hameaux, face au golf de Saint-Quentin en Yvelines, le groupe Colas a mis au point Wattway, une route solaire composée de dalles carrées translucides. À l’intérieur de chaque dalle, une cellule photovoltaïque faite d’une fine couche de silicium polycristallin (0,2 millimètre), fragile comme du verre.

Lire aussi : Le solaire fait de l’ombre au nucléaire

Problème : comment rendre solide et résistante chaque dalle faisant 15 cm de côté? « La solution : un millefeuille de treize couches – y compris la cellule –, de résines et de polymères, suffisamment translucides pour laisser passer la lumière du soleil, et assez résistantes pour supporter la circulation des poids lourds », explique Philippe Raffin, directeur technique pour la recherche et développement (R & D) de Colas. De son côté, Yvonnick Durand, ingénieur réseaux et énergies renouvelables à l’Ademe, note que « toute la valeur ajoutée du produit réside, en effet, dans ce sandwich de polymères. Car c’est sur ce point que les précédentes expérimentations n’avaient pas donné satisfaction ».

Autre problème résolu, l’adhérence : des granulats de verre recyclés sont disposés sur la face extérieure (côté route) de chaque dalle. Côté électrique (côté collé), des boîtiers récupèrent l’énergie de chaque dalle et jouent le rôle de fusible en cas d’accident. L’électricité produite est envoyée vers un onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif. « D’une faible épaisseur (7 millimètres), légères (7 kg/m²), ces dalles sont collées sur une chaussée en bon état, sans travaux préalables. Toute surface convient : route, autoroute, piste cyclable, place, parking », précise Philippe Raffin. On découpe Wattway selon les besoins : des panneaux de 1,75 m pour une voie d’une chaussée standard de 3,5 m, ou 20 m² pour deux parkings.

100 m² de panneaux fournissent l’énergie pour parcourir 100.000 km par an
Les applications sont nombreuses. Aujourd’hui, 1.000 m linéaires de dalles Wattway permettent l’éclairage public d’une ville de 5.000 habitants ; 15 m² de ces dalles alimentent les feux d’un carrefour ; 100 m² de panneaux fournissent l’énergie nécessaire pour parcourir 100.000 km par an en voiture électrique. Demain, la route solaire permettra la gestion du trafic en temps réel, la conduite automatique des voitures, la recharge dynamique (en roulant) des véhicules électriques, et même la suppression du verglas. Après-demain, la route solaire pourrait être un élément de construction de la ville intelligente (smart city).

L’idée de la route solaire revient à Jean-Luc Gautier, passionné d’astronomie, qui a su trouver le lien entre ciel et terre. « La route passe 90% de son temps à regarder le ciel, et, quand le soleil brille, elle est exposée à son rayonnement. C’est une surface idéale pour développer des applications énergétiques », souligne le directeur du Centre d’expertise du campus scientifique et technique de Colas. En 2010, il fabrique lui-même un panneau solaire routier avec les moyens du bord : l’idée se révèle pertinente. Colas se rapproche de l’Institut national de l’énergie solaire (Ines). Ils créent un laboratoire commun.

« Demander à une biscotte de tenir sous un 10-tonnes »
Après cinq ans de recherche, deux brevets ont été déposés, un troisième arrive. Mais les difficultés ont été grandes. « Faire circuler des poids lourds sur des capteurs solaires, c’était un peu demander à une biscotte de résister au passage d’un 10-tonnes. Il a fallu répondre – avec succès – à des contraintes énormes pour un panneau solaire », observe Franck Barruel, chef de laboratoire à l’Ines. Un porte-char fut même utilisé lors des essais. D’après des calculs de laboratoire, la route solaire résiste à un million de passages. Soit dix ans de trafic de 250 poids lourds/jour, un trafic moyen. « S’agissant du coût, poursuit Philippe Raffin, tout dépendra de l’industrialisation du produit et de l’échelle de sa diffusion. On peut tabler raisonnablement sur un coût comparable à ce qui se fait dans le solaire de toiture. »

La R & D de la route solaire est terminée. « C’est une réelle innovation de rupture », reconnaît Yvonnick Durand. Reste à trouver des sites d’application pour valider le concept. La commercialisation de Wattway a commencé à la mi- octobre 2015 avec des projets limités de 20 m² à 100 m² pour des clients publics et privés. Selon Philippe Raffin, « il nous faut des clients pionniers comme nous avons essayé de l’être avec cette route solaire ».

 

source :  LeJDD En Ile-de-France, la route en dalles photovoltaïques est en bonne voie

23
Oct

Les artisans du bâtiment broient du noir

C’est dans un climat d’activité des TPE bien dégradé que l’Union professionnelle des artisans (UPA)a tiré la sonnette d’alarme en dévoilant ce jeudi 22 octobre lors de son congrès, baptisé le « Lab UPA ». Patrick Liébus, président de la Capeb, nous présente les trois priorités pour relancer le secteur.

Après avoir alerté en août dernier sur les difficultés des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité à embaucher au cours du premier semestre 2015, l’UPA dans sa dernière note conjoncture* publiée ce jeudi 22 octobre souligne que l’activité de l’artisanat notamment du bâtiment reste très dégradée.

Cette dernière étude dévoilée par l’UPA à l’occasion de son congrès, baptisé « Lab UPA » rejoint les dernières données de la Capeb présentées ces jours-ci. En, effet, son président Patrick Liébus pointait une baisse de l’activité de l’artisanat du bâtiment de l’ordre de -2.5% sur ce troisième trimestre 2015, avec une chute de 5% dans la construction neuve et un repli de 1% dans l’entretien-rénovation. « Seuls les travaux d’amélioration de la performance énergétique (APEL) affichent une progression de 1%, grâce notamment aux effets du Crédit d’impôt Transition énergétique », signalait-t-il avec une pointe d’amertume.

Même constat pour l’UPA : les TPE souffrent. « On observe bien que le secteur des travaux publics reste très affecté par les restrictions budgétaires des collectivités territoriales et concentre à nouveau les plus grandes difficultés (-6% au troisième trimestre) contre -8 % au premier semestre, ce qui impacte sensiblement les résultats globaux, nous explique Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA. Quant au bâtiment, il enregistre également une baisse sensible -2,5% contre -3,5 % au premier semestre 2015. »

En outre, on observe une assez forte disparité selon la taille des entreprises : plus l’entreprise est petite, plus elle concentre des difficultés. Ainsi, les entreprises sans salarié enregistrent un recul de 3,5% de leur chiffre d’affaires, contre seulement 0,5% pour les entreprises de 10 salariés et plus, souligne avec inquiétude Jean-Pierre Crouzet. « Rappelons que 97 % des entreprises de moins de 50 salariés vivent les difficultés quotidiennes de l’emploi, de l’activité et de la baisse des carnets de commandes », commente-t-il. Il est difficile pour artisans de rivaliser aujourd’hui avec des majors du BTP de plus de 500 salariés où la concurrence déloyale et le détachement des salariés perdurent ! »

Et ce n’est pas tout, la trésorerie des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité s’est à nouveau dégradée durant l’été, selon 28% des chefs d’entreprise interrogés tandis que 12% ont constaté une amélioration. « C’est donc en toute logique, que les artisans et commerçants se montrent pessimistes concernant leur activité pour la fin de l’année, et ce quel que soit le secteur concerné », ajoute Pierre Crouzet.
L’indicateur de l’emploi est également à la traîne

Outre l’activité et la trésorerie, l’indicateur de l’emploi est également à la traîne : « 2015 est la quatrième année d’affilée de baisse du nombre d’entreprises qui ont embauché au moins un salarié (calculé sur le premier semestre de chaque année) », explique le président de l’UPA. Seuls 10 % d’entre elles ont recruté au premier semestre 2015. « L’emploi reste un sujet préoccupant. Nous avons encore alerté la ministre du Travail ce matin « , indique Jean-Pierre Crouzet. D’après lui, les embauches s’opèrent en majorité en CDD et sont proportionnellement en forte augmentation au détriment des contrats de professionnalisation et des contrats d’apprentissage en pleine dégringolade. « C’est justement le recul de l’apprentissage le fond du problème, déplore Jean-Pierre Crouzet. Comment cela se fait qu’il faille six mois aux jeunes apprentis allemands pour tester l’entreprise alors qu’en France c’est seulement 45 jours ? C’est pourquoi je refuse de condamner le jeune apprenti. C’est au Gouvernement de réagir et de se poser les bonnes questions. »

Par ailleurs, d’après l’UPA, les conditions de travail expliquent la dégradation des relations employeurs-salariés. En chiffres, 40 % des artisans et commerçants se plaignent d’un problème de comportement de leurs salariés. « Effectivement, cela illustre un manque de motivation de leurs nouveaux collaborateurs », poursuit-il. Enfin, les artisans interrogés ne montrent aucun engouement sur la politique menée par le Gouvernement : 63 % d’entre eux signalent que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) ne répond pas aux besoins de leur entreprise.

« Ces chiffres sont révélateurs de la crise de confiance qui existe chez nos artisans à l’encontre de l’Etat », conclut le président de l’UPA. Ils illustrent ainsi le résultat d’une politique économique qui, au-delà des discours et des belles promesses, continue de privilégier les grandes entreprises en proie aux plans sociaux au détriment des PME et des TPE qui concentrent pourtant le plus fort potentiel de création d’emplois. La contrainte du Droit du travail est également forte sans compter qu’aucune décision n’est prise. »

source : biactu Les artisans du bâtiment broient du noir

8
Oct

Le magicien officiel de CA2E : William WATT.

Avec un nom pareil, la rencontre avec CA2E était inévitable
William Watt est un magicien mentaliste nouvelle génération : un mélange unique d’élégance, d’humour, de charme décalé et insolent…

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7
Oct

Domotique : les métiers de demain

Avec un chiffre d’affaires de près de 900 millions d’euros en 2014, le marché de la domotique affiche une bonne santé. Si les fabricants et les revendeurs des objets de la « maison intelligente » sont connus depuis une vingtaine d’années, en revanche les métiers de ceux qui les dépannent et assurent leur maintenance peinent à se faire un nom.

S’il tarde encore à s’imposer dans le secteur tertiaire, le marché de la domotique demeure toujours bien implanté chez les particuliers. « La France est ainsi, à l’heure actuelle, deuxième sur le marché de la domotique en Europe, avec un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros en 2014″, nous rappelle François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de Domotique (FFD) et ingénieur-conseil spécialisé en smart home et smart building.

« Et la tendance domotique va s’accentuer ces prochaines années, les personnes fragiles et leurs proches souhaitant être rassurées à travers des installations de télésurveillance et de sécurité, ajoute-t-il. Autre constat, les jeunes commencent eux aussi à s’intéresser au phénomène avec la gestion de l’énergie ou encore le contrôle des objets à distance. »

« Plus que la domotique, c’est l’immotique, qui a de l’avenir »

Au final, plus que la domotique, c’est l’immotique, autrement dit l’application de la domotique à des immeubles entiers qui semble promise à un bel avenir, confirme-t-il. « Avec la Gestion technique du bâtiment, on voit bien qu’on a une activité qui marie haute technologie et souci d’économies d’énergie, notamment », signale l’ingénieur-conseil.

La Fédération observe aussi que les fabricants et les revendeurs de matériel domotique sont donc, logiquement, plus nombreux qu’autrefois. « Nous ne disposons pas encore de chiffres très fiables car nous sommes présents sur une douzaine de filières mais nous pouvons dire que le nombre de professionnels formés et compétents se développe très rapidement, ajoute-il. Deux cas de figure se présentent dans notre métier, soit l’artisan (électricien, chauffagiste) qui se forme à la domotique, soit l’intégrateur qui maitrise l’ensemble des technologies liées à l’habitat connecté. »

Globalement, titulaire d’un BTS ou d’une licence professionnelle, le domoticien – dont le premier salaire débute aux alentours de 1.580 euros net- doit se former tout au long de sa carrière pour rester à la pointe des innovations, s’accorde à dire la FFD.

« Après avoir cerné les besoins du client (porte automatique, régulation du chauffage, système d’alarme…), le domoticien lui propose des solutions en lui expliquant bien les conditions d’utilisation et le coût du dispositif », ajoute-t-il. Ce qui se traduit, justement, par l’élaboration d’un devis.

Une fois l’installation du matériel supervisée, le domoticien procède en général lui-même à sa mise en service et assure également un suivi auprès de l’utilisateur. « Au moindre dysfonctionnement, il envoie sur place des agents de maintenance et répertorie soigneusement les informations qu’ils lui font remonter », ajoute-t-il. Dans les cas les plus complexes, il se déplace lui-même pour effectuer un diagnostic.

« Des métiers liés à un domaine auxquel on ne pense pas toujours : ceux autour de la maintenance et de la réparation des objets de domotique »

Avant de reconnaître : « Effectivement, il existe des métiers liés à un domaine auxquel on ne pense pas toujours : ceux autour de la maintenance et de la réparation des objets de domotique ! »D’autant plus que la domotique appelée aujourd’hui « 2.0 » continue d’évoluer très vite sur le marché de la construction.

« Des volants roulants aux portails motorisés en passant par les alarmes, la domotique n’est pas nouvelle et la demande existe depuis une vingtaine d’années, rappelle François-Xavier Jeuland.Toutefois, depuis désormais cinq ans, on observe une accélération réelle et une diversification autour du matériel sans fil, dit connecté, que l’on commande depuis un smartphone ou une tablette. »

De son côté, Didier Rousvoal, expert en domotique depuis 28 ans, s’est aussi aperçu que le SAV de ces nouvelles technologies était légèrement laissé pour compte. C’est pourquoi, en 2013, il crée SOS Domotique : une société spécialisée dans l’installation et dans le dépannage des contrats de maintenance, relatifs aux différents dispositifs domotiques équipant les bâtiments.

« En constatant que les particuliers sont confrontés à des problèmes d’installation, parfois, mais de maintenance surtout, les fabricants font de temps en temps appel à nous », poursuit Didier Rousvoal dans un communiqué. Ce modèle économique, associant vendeurs à distance et installateurs et réparateurs locaux, va dans le bon sens signale la Fédération.

« C’est sur ce sujet-là notamment de la sécurité, que nous devons être irréprochables vis-à-vis des particuliers, ajoute à son tour François-Xavier Jeuland. Au-delà de la maintenance et de la réparation, c’est aussi ce travail-là que nous, professionnels, devons accomplir : les sensibiliser à la meilleure manière de se protéger par exemple contre le piratage informatique. »

Davantage de formation

Fort de ce constat, la profession de la domotique reconnaît qu’il faut former davantage les fabricants et les revendeurs à la domotique 2.0 sans compter les conseillers de vente notamment dans les Grandes surfaces alimentaires (GSA)et Grandes surfaces de bricolage GSB (BAC+2 et BAC+3). « Si l’on pense que ces produits vont se vendre comme des cafetières ou lave-linge, on se trompe forcément, aime à répéter le président de la Fédération française de Domotique. C’est pourquoi, nous sommes rassurés que les GSA et GSB soient convaincues que les points de ventes doivent être améliorés grâce à une bonne expertise de leur force de vente. Aujourd’hui, ces conseillers de vente deviennent réellement des consultants en la matière. »

Autre constat sur ce marché de la maison intelligente : les nouveaux arrivants sont d’une génération qui a grandi avec cette nouvelle technologie. « C’est pourquoi après deux à trois années d’expérience, le technicien installateur doté d’un BTS Domotique, ira vers la programmation Smart Home », complète-t-il.

Avant de conclure : « Si ces métiers-là sont encore fragiles, la nouveauté de la profession est aussi l’intégrateur, issu de l’univers informatique, Hi-Fi, mais aussi électrique et multimédia. C’est alors à nous, en tant que Fédération, de les faire connaitre auprès du grand public et de mettre en avant leurs compétences. »

1
Oct

L’électricité, un jeu d’enfant

Une ONG américaine a installé dans des écoles africaines des tourniquets produisant de l’électricité quand les enfants les font tourner.

Article de Mon Quotidien (France)

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18
Sep

Bâtiment : la reprise sera-t-elle pour cette fin d’année ?

Si le bâtiment s’attendait à une reprise de l’activité dès cet été, il semble que le secteur doive encore patienter. Néanmoins, les acteurs se montrent optimistes sur les prochains mois, en s’appuyant sur certains facteurs comme le dynamisme du crédit et les ventes des constructeurs de maisons individuelles. Décryptage.

Le secteur du bâtiment doit encore s’armer de patience… S’il pensait voir le bout du tunnel début juillet, la sortie de crise se fait encore désirer : « Le bâtiment connaît une crise plus profonde et plus durable que les précédentes. Amorcée il y a huit ans, elle n’a pas encore atteint son terme« , admet Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Ainsi, sur les sept premiers mois, les autorisations de logements neufs sont en recul de 7,9% et 5,8% pour les mises en chantier. Sur 2015, le nombre de logements commencés devraient atteindre 334.000, contre 355.000 en 2014. On est donc loin de l’objectif des 500.000 logements par an, annoncés par François Hollande lors de la campagne présidentielle. De plus, le marché de l’amélioration-entretien ne parvient pas à décoller. D’ailleurs, comme le note Jacques Chanut, « le Crédit d’impôt pour latransition énergétique (CITE) est encore mal connu des clients. Une tendance qui résulte d’un décalage entre l’annonce et la mise en place » du dispositif.

Destruction de 44.600 postes

Concernant les emplois, la conjoncture n’affiche, là non plus, pas d’embellie dans l’immédiat : « Le premier semestre affiche le plus mauvais score enregistré depuis l’entrée dans la Grande récession de 2008 : avec l’intérim en équivalents temps plein, 44.600 postes de travail ont été perdus entre les premiers semestres 2014 et 2015, soit -3,8%« , indique la FFB. Autre chiffre négatif : les défaillances d’entreprises : « Malgré une nette baisse au deuxième trimestre, elles progressent encore de 2,4% en glissement annuel sur l’ensemble du premier semestre 2015« , déclare Jacques Chanut.

Une amélioration à l’horizon 2016

Malgré tout, la FFB voit dans plusieurs indicateurs « une possible, voire probable, accélération à venir« , souligne Jacques Chanut. Une réflexion qui s’appuie sur le dynamisme du crédit immobilier, mais aussi les ventes des constructeurs de maisons individuelles ou des promoteurs, qui augmentent au premier semestre de 20% en glissement annuel. Autant de facteurs qui pourraient avoir un impact sur début 2016. Toutefois, la FFB avertit : « Il va falloir que nos entreprises encaissent cette reprise par rapport aux assureurs-crédit et aux négociants-fournisseurs. Comme les trésoreries sont vides, il faudra partager le risque crédit entre tous« , tient à préciser Jacques Chanut. Ce dernier préconise également de soutenir la reprise notamment en étendant le CITE aux résidences secondaires.

14
Sep

Et si l’on surfait sur Internet grâce à la lumière ?

Le LiFi (pour « light fidelity ») haut débit est pour bientôt. Imaginée comme une alternative aux omniprésents réseaux WiFi, cette technologie utilisant la lumière pour envoyer et recevoir des informations débute son déploiement opérationnel dans le siège social du promoteur Sogeprom. Explications avec Frédéric Granotier, le pdg de Lucibel, et Edouard Lebrun, le directeur du développement.

La technologie de transmission des données par la lumière, dite LiFi, réalise un bond quantique : depuis les prémices en 2012, où elle n’était qu’une liaison descendante à bas débit, elle est aujourd’hui sur le point de venir concurrencer le WiFi. Pierre Sorel, le directeur général de Sogeprom (groupe Société Générale), est enthousiaste : « C’est une technologie assez extraordinaire qui va vraiment révolutionner notre façon de communiquer, de la même façon que l’ampoule d’Edison a révolutionné la perception de la lumière en remplaçant les bougies« . Le promoteur immobilier croit tellement à cette innovation qu’il teste déjà deux luminaires communicants dans son actuel siège à la Défense et qu’il en équipera six salles de réunion dans son futur QG actuellement en construction.

« Les avantages sont multiples« , assure-t-il, mettant en avant de nouveaux usages et de nouveaux modes de fonctionnement dans un espace tertiaire du 21e siècle. « D’un système Lifi à bas débit, nous passons à un luminaire haut débit« , raconte Frédéric Granotier, le président directeur général de la startup Lucibel qui a développé le dispositif. Pionnière des solutions d’éclairage LED, et partenaire de Schneider Electric dans la société SLMS, qui propose des dispositifs communicants à bas débit, la jeune pousse passe à la vitesse supérieure. « Nous avons levé des capitaux en Bourse au mois d’avril pour assurer notre développement, et nous avons maintenant 200 salariés« , poursuit le p-dg. « Sogeprom est notre premier client, mais la solution sera commercialisée dans les prochains mois. Les applications seront nombreuses, et cette technologie est promise à un bel avenir« .

Dix fois plus de débit qu’un Wifi

Edouard Lebrun, le directeur du développement de Lucibel, précise : « Il s’agit d’une liaison bidirectionnelle à haut débit qui permet de tenir une conversation Skype avec un collaborateur« . Techniquement, le luminaire à diodes est installé de façon classique dans le faux-plafond et relié à un câble Ethernet (RJ45) avec capacité POE (Power over Ethernet). Ce dernier lui transmet à la fois la puissance électrique (pour l’éclairage) et les datas (pour la connexion Internet). Les informations sont transformées en impulsions qui sont traduites par des variations de fréquence dans le scintillement des LEDs, totalement imperceptibles à l’œil. Un capteur, pour l’instant branché en USB à l’ordinateur ou à la tablette, perçoit et traduit ces variations et recueille les données à haut débit. « Le débit est, pour l’heure, de 10 mégabits/seconde en download et 5-10 Mb/s en upload« , annonce-t-il. Mais des travaux d’optimisation sont d’ores et déjà en cours, et la limite théorique du débit est de 1 gigabits par seconde, soit dix fois la capacité d’un WiFi. En liaison montante, depuis le « device » (ordinateur ou tablette) jusqu’au luminaire, la liaison se fait en infrarouge, pour une question de confort visuel, évitant ainsi la présence d’une diode brillante dans le champ de vision de l’utilisateur.

La solution constitue donc une alternative crédible à ces réseaux aujourd’hui largement déployés. La technologie Lifi haut débit pourrait par exemple convenir pour les lieux où la présence d’ondes électromagnétique n’est pas souhaitée, comme les hôpitaux ou les écoles. De même, l’absence de transmission de la lumière en dehors de la pièce équipée rend les possibilités de piratage du signal inexistantes. Les centres de R&D sensibles, les sièges sociaux et les succursales bancaires (où le Wifi n’est pas déployable) constituent autant de sites potentiellement intéressés par le Lifi. La solution pourrait également être déployée dans des halls d’exposition où les demandes de connexion sont très nombreuses lors d’un événement. Edouard Lebrun explique : « La bande Lifi est 10.000 fois plus large que la bande Wifi. Beaucoup d’utilisateurs peuvent être connectés en même temps à une seule borne« . La portée exploitable des luminaires LEDs est d’environ 10 à 15 mètres, mais, là encore, il serait possible de l’améliorer pour des grands volumes et d’ajuster le diamètre de diffusion de la lumière de façon à la concentrer sur une seule zone. Le surcoût des luminaires communicants se justifiera de lui-même par comparaison avec le budget luminaire plus déploiement de borne Wifi. « La durée de vie, de 30.000 à 50.000 heures est la même que pour les autres LEDs, et la consommation ou le comportement thermique sont également équivalents« , précise-t-on chez Lucibel.

Une technologie prochainement embarquée ?

L’industrialisation de la solution débutera bientôt à Barentin (Haute-Normandie) tandis que les recherches se poursuivent sur une miniaturisation du capteur qui prendra bientôt la forme d’une clef USB, à la façon des clefs 3G/4G. « L’avenir sera l’intégration de la technologie directement dans les appareils (tablettes et portables), dans les années à venir, le temps que les grands constructeurs s’emparent de cette technologie et l’installent en natif« , assure le directeur du développement. Alcatel Lucent préparerait d’ores et déjà un téléphone équipé d’un récepteur Lifi (mais bas débit et uniquement en liaison descendante) tandis que Samsung aurait déposé plusieurs brevets dans le domaine. La société Lucibel espère donc un brillant avenir pour son luminaire.

14
Sep

Le parc éolien terrestre français dépasse les 10 GW

Avec un peu de retard sur les prévisions, le parc éolien français – pour l’heure uniquement terrestre – a franchi le cap des 10.000 MW raccordés. Les turbines alimentent désormais l’équivalent de 6 millions de foyers, soit plus que la population francilienne. Le SER espère que les derniers freins rencontrés au développement de la filière seront bientôt levés.

La France devait atteindre les 10.500 MW d’éolien terrestre à la fin de 2012. Avec près de trois ans de retard, c’est désormais chose faite. Le parc éolien français permet maintenant d’alimenter en électricité plus de 6 millions de foyers, soit plus que l’équivalent de la population de la région Île-de-France. « Ce retard est dû à l’existence de freins de plusieurs natures, dont bon nombre ont été levés« , analyse le Syndicat des énergies renouvelables (SER). « En effet, ces trois dernières années, des mesures de simplification administrative et la sécurisation du tarif d’achat éolien ont permis un redéploiement marquant de la filière avec, depuis l’année dernière, une reprise du rythme annuel de croissance« .

Confirmer la reprise des raccordements

Toutefois, le SER déplore que ce rythme reste bien en-deçà des 4.000 MW raccordés annuellement en Allemagne. « La levée des derniers freins techniques et réglementaires reste (…) une condition essentielle pour que se poursuive cette dynamique« , avertissent Jean-Louis Bal, président du Syndicat, et Jean-Baptiste Sejourne, président de la Commission éolienne. Plusieurs ont été identifiés par les acteurs de la filière : ils saluent l’expérimentation du permis unique sur l’ensemble du territoire (alors que cette autorisation ne concernait initialement que sept régions) et recommandent de poursuivre plus avant les mesures de simplification. Selon eux, il faudrait dispenser « les parcs éoliens des formalités liées à l’urbanisme » ou définir « des procédures d’autorisation simplifiées pour le renouvellement des parcs existants » où des éoliennes plus performantes remplacent les plus anciennes.

Concernant l’acceptabilité des projets, le SER souhaite que les règles de balisage et de cohabitation avec les radars soient revues, tandis que pour la consolidation du cadre économique, il espère « un dispositif de rémunération du kWh sécurisé et adapté« . Grâce à ces différentes mesures, la filière estime possible d’atteindre l’objectif fixé pour 2020 : 19 GW de puissance éolienne terrestre. Le rythme annuel devra s’établir à 2,25 GW/an sur toute la période… soit deux fois plus que la cadence actuelle. Latransition énergétique est donc loin d’être achevée.